Hôtel Baudy Giverny
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Portrait de Robert Louis Stevenson
Portrait photographique, l’écrivain en veste sombre, les bras croisés, la moustache longue.

Écrivain · Écossais

Autour de Giverny

Robert Louis Stevenson

Il a séjourné à l’hôtel Baudy en 1887, date à laquelle Willard Leroy Metcalf le fera figurer dans son tableau « The Ten Cent Breakfast », aujourd’hui au Denver Art Museum.

  • Dates1850 — 1894
  • NationalitéÉcossais
  • DisciplineÉcrivain
  • Lieu de naissanceÉdimbourg, Écosse

Biographie

Écrivain écossais né à Édimbourg, auteur de « L’Île au trésor », de « L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde » et de « Enlevé ! ». Sa santé fragile le tient toute sa vie en déplacement, de la Riviera à la Californie et enfin aux Samoa, où il meurt à quarante-quatre ans. Il a vécu en France dans sa jeunesse, parmi les peintres : à l’hôtel Siron de Barbizon et à l’hôtel Chevillon de Grez-sur-Loing, où il rencontre en 1876 Fanny Van de Grift Osbourne, qu’il épousera.

Autour de Giverny

Il a séjourné à l’hôtel Baudy en 1887, date à laquelle Willard Leroy Metcalf le fera figurer dans son tableau « The Ten Cent Breakfast », aujourd’hui au Denver Art Museum. Une inscription portée au revers de « The Ten Cent Breakfast » compte Robert Louis Stevenson parmi les quatre convives attablés dans la salle à manger de l’hôtel Baudy. Elle se lit : « The Ten Cent Breakfast by Willard L. Metcalf, Giverny 1887 / portraits of Robert Louis Stevenson, John Henry Twachtman, Charles Birch (standing), Theodore Robinson (rear seated) ». La toile elle-même est signée en bas à droite « W. L. Metcalf-Giverny-1887 ». L’inscription est relevée par l’inventaire des peintures américaines du Smithsonian American Art Museum. C’est le seul document qui rattache l’écrivain à cette maison, et il faut en dire la fragilité : l’inscription n’est ni datée ni attribuée, le Denver Art Museum qui conserve l’œuvre n’identifie aucun personnage dans sa notice, et le quatrième nom cité, « Charles Birch », n’est documenté nulle part dans la colonie de Giverny. La chronologie de Stevenson s’y oppose. En 1887 il vit à Bournemouth ; il se rend à Édimbourg où son père meurt le 8 mai ; il quitte définitivement la Grande-Bretagne le 22 août sur le S.S. Ludgate Hill, qui touche Le Havre le 23 août avant de gagner New York, puis Saranac Lake le 3 octobre. Hormis cette escale d’un jour dans un port normand, il n’est pas en France de l’année. L’explication la plus simple tient peut-être à une confusion de lieux. Stevenson a bel et bien vécu dans une auberge de village au milieu d’une colonie de peintres, dont des Américains : à Grez-sur-Loing, à cent kilomètres de là, et dix ans plus tôt.

Relation avec l’Hôtel Baudy

Son nom ne figure pas dans la part du registre de l’hôtel transcrite à ce jour. Le registre complet compte environ sept cents entrées, conservées sur microfilm aux Archives of American Art ; la vérification reste à faire sur le document entier.

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